Poème d’un homme burger angoissé du steak

Je suis un burger mayo
ketchup
j’ai mal au ventre dans ma salade
ça sent l’insecte crevé
de la terre
et le white spirit
des sachets fraîcheurs où je m’endormais
et le chlore
des eaux minérales purificatrices

je vais perdre tous mes oignons
ils ne tiennent pas en place
je vais perdre tous mes petits oignons
ça me terrifie
ils glissent ils glissent
comme des spaghettis
des chinois dans la nuit
ils veulent connaître le world le vaste world
rencontrer Barack Obama
et claquer du pognon
à malo-les-bains
FILS DE PUTE D’OIGNONS
j’en pleure

j’ai faim jusqu’à l’angoisse je me boufferai bien à la cuillère comme terminator qui retire son œil à la petite cuillère mais l’œil de terminator ce serait mon steak haché
rien à voir
enfin si parce l’œil c’est de la viande on ne me fera pas dire le contraire ni l’inverse
l’œil c’est un steak
qui capte le monde comme une espèce cuisson
un monde saignant monsieur SVP un monde à point SVP monsieur
un monde bleu
monsieur SVP
alors oui je vais cuillerer mon steak-oeil
au lavabo des chiottes
je mettrai
du sang
à droite
du sang
à gauche
avec du savon
fraise des bois
pour dégager mon steak de ma moelle pain burger
comme Arthur retire Excaliburger
extraire toute ma viandasse
et ensuite je serai
COMESTIBLE

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