lambda

Les mains derrière les os
Coquelicots dans les jambes
je plie une prairie dans ma poche
Elle est lourde et pleine d’eau
les mini-vaches qui vivent dedans
N’ont plus de ciel
à se mettre sous la dent
Un peau rouge dans ma chair perd des plumes partout
Mais je m’envole pas pour autant
Je reste cloué au sol
A me désenchanter par les trous du nez
La friture du cosmos
La double cuisson de la pluie
Les nuages rôtis
J’ai pris le temps d’écrire ce que je pensais
D’un monde parallèle où j’aurais huit bouches
Pour dire que tout va bien
Huit fois à la fois et m’en convaincre
Parce que là avec une seule je me suis perdu à l’intérieur
Je vois pas trop où je veux en venir
Et je perds le nord
J’aimerais reprendre du poils de la bête
Mais j’ai plus aucun nombril à mâchonner
Pour revenir au point de départ
Au fichier source
C’est en rupture de stock ces choses-là
Depuis l’épidémie
D’impersonnalité
Tout le monde a voulu se prémunir
De n’être plus personne
Alors je fais avec
Je prends mon mal en patience
J’étudie des propositions de vie
posées sur la table
« Devenez un neutrino
C’est rigolo
Pas de frais d’entretien »
« Devenez
Un poulet à huit têtes
Pour picorer huit fois plus vite
Et courrir 7 fois décapité »
« Devenez une pile de sexe à pile »
« Devenez un polymorphe
Pour ressembler à Brad Pitt
Ou Angelina Jolie »
« Devenez une arme de destruction massive
Et déversez vous
Où bon vous semble »
Et je reste indécis
Comme une plante grasse qui voudrait faire du sport

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